
Montréal, 6 janvier 2010 – « Nous sommes en train de perdre la biodiversité à un rythme alarmant : jusqu’à 1000 fois le taux naturel ». C’est en ces mots que s’est exprimé le directeur exécutif du Secrétariat de la Convention sur la diversité biologique, Ahmed Djoghlaf, quant à l’inquiétant déclin qui afflige notre biodiversité. Ce constat des Nations Unies a donc poussé l’organisation internationale à déclarer 2010 comme Année internationale de la biodiversité. La SNAP Québec, qui travaille depuis de nombreuses années à la protection d’au moins la moitié de notre nature sauvage, profitera de cette occasion pour sensibiliser, à chacun des mois de l’année, la population et le gouvernement à l’importance de conserver l’intégrité de nos écosystèmes, malheureusement menacés par l’activité humaine.
Une espèce à chaque mois
Au Québec, la survie de plus de 500 espèces animales et végétales est considérée comme étant précaire. En milieu terrestre, la cause principale de ce déclin est la perte d’habitat (par exemple, la disparition des milieux humides et des massifs intacts de forêt boréale…). Depuis nombre d’années, la SNAP Québec alerte les gouvernements canadien et québécois sur cette préoccupante situation et leur demande d’intervenir rapidement afin de conserver d’importants territoires pour le maintien de biodiversité.
À chaque mois de cette année cruciale, la SNAP Québec mettra en vedette une espèce dont la survie est menacée et présentera les solutions pour éviter le déclin et l’appauvrissement de notre biodiversité car nombreux sont les services qui dépendent de celle-ci (filtration de l’eau et de l’air, captage de CO2, source de nourriture, de médicaments…). Il est donc primordial de protéger notre nature sauvage parce qu’il en va aussi de notre propre survie.
2010 commence donc avec la population de phoques communs du secteur des lacs des Loups Marins (Phoca vitulina mellonae), situé au Nunavik, à l’est de la Baie d’Hudson. Cette espèce de phoque commun est unique, étant la seule au monde à vivre en permanence en eau douce. Selon les plus récentes données, cette population ne comprendrait qu’entre 100 et 500 individus et est reconnue au niveau fédéral comme étant en voie de disparition.
La solution
Québec doit désigner cette espèce comme étant menacée ou vulnérable. De plus, la SNAP Québec demande au gouvernement québécois de protéger l’habitat des phoques d’eau douce dans le projet de parc Tursujuq, qui deviendra le plus grand parc national du Québec lorsque le gouvernement de Jean Charest en fera l’annonce officielle prochainement. À l’heure actuelle, le projet de parc n’inclut pas le bassin versant de la rivière Nastapoka, faisant en sorte que la majorité de l’habitat du phoque d’eau douce ne serait pas protégée par le nouveau parc.
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