
Montréal, 7 juillet 2010 - Dans la cadre de l’Année internationale de la biodiversité, la SNAP Québec présente mensuellement une espèce dont la survie est en péril au Québec. Alors que moins de 1% de notre patrimoine marin est protégé et que 8,14% de la portion terrestre l’est, il importe de rappeler que plusieurs de nos espèces sont en danger dont l’unique population mondiale de satyre fauve des Maritimes.
Une espèce endémique
Au Québec, la survie de plus de 500 espèces animales et végétales est considérée comme étant fragile. Le satyre fauve des Maritimes ne se retrouve qu’autour de la baie des Chaleurs et sur la pointe de la péninsule gaspésienne, il est donc endémique à ce territoire. Son sort est intimement lié à celui des marais salés que l’on retrouve dans l’estuaire des rivières qui se jettent dans la baie des Chaleurs ou dans le Golfe du Saint-Laurent. En effet, les différentes phases du cycle de vie du satyre fauve dépendent de plantes telles que la spartime étalée ou la fétuque rouge que l’on retrouve uniquement dans les marais salés.

Montréal, le 4 juin 2010 – Plus de 4 500 personnes ont signé une pétition d’Horizons sauvages pour soutenir l’engagement du premier ministre québécois de protéger 50 % du territoire situé au nord du 49e parallèle. Un outil de plus pour que le gouvernement concrétise cet engagement. (Sur la photo : Marie-Eve Allaire, coordonnatrice au développement durable, MEC à Montréal)

La SNAP a identifié un territoire de 100 000 hectares dans le bassin versant de la rivière Restigouche comme étant crucial pour le maintien de la biodiversité dans cette région encore sauvage et intacte et, par la même occasion, soutenir l’industrie écotouristique. Nous demandons aux gouvernements du Nouveau-Brunswick et du Québec de travailler ensemble à la protection permanente de ce joyau naturel que se partage ces deux provinces.