NOUVELLES SUR LES HORIZONS SAUVAGES

Journée mondiale des océans - L'heure n'est pas à la fête au Québec

Montréal, le 8 juin 2009 – La Journée mondiale des océans devrait être une occasion de célébrer l’importance et la beauté de nos milieux marins. Toutefois, au Québec, l’heure n’est pas à la fête. L’état de nos écosystèmes marins se dégrade rapidement et il devient urgent d’y protéger les habitats et la biodiversité en créant des aires marines protégées. Compte tenu des retards considérables pris dans le dossier des aires marines protégées par le gouvernement du Québec, la SNAP Québec estime qu’il est plus que temps que le Québec concrétise son engagement de juin 2000 de protéger la biodiversité marine par un réseau d’aires protégées représentatif.

De pionnier, le Québec passe à bon dernier

Avec la création du parc marin du Saguenay-Saint-Laurent, en 1998, le Québec a fait figure de pionnier dans l'établissement d’aires marines protégées au Canada. Il mettait alors en place un mode de cogestion fédérale-provinciale unique qui est devenu un modèle à suivre pour le reste du Canada. « Depuis, le gouvernement québécois a malheureusement mis un frein à la création d’aires marines protégées au Québec et moins de 1,0 % du milieu marin est véritablement protégé aujourd’hui », soutient Hervé Jodoin, directeur général de la SNAP Québec.

La protection des milieux terrestres a fait des pas de géants depuis quelques années : nous avons atteint 8 % d’aires protégées en milieu terrestre et la nouvelle cible est maintenant de 12 %. Malgré ces bonnes nouvelles, le milieu marin demeure le parent pauvre de la conservation au Québec et aucun effort réel ne semble y être consenti, peut-être par manque de volonté politique. Cette situation est particulièrement inquiétante et suscite le doute quant à l’établissement d’un réseau d’aires marines protégées d’ici 2012, recommandations faites par l’Union mondiale pour la nature (UICN) et les accords clés du Sommet mondial sur le développement durable (SMDD) en 2002.

Des projets en attente

Deux projets d’aires marines protégées, autour de la péninsule de Manicouagan et aux Îles de la Madeleine, sont en chantier depuis de trop nombreuses années et attendent une entente entre les gouvernements provincial et fédéral pour se concrétiser. Ces projets, qui ont tous deux reçu une forte adhésion populaire risquent-ils de couler en raison de l’inaction gouvernementale ?

« Depuis près de deux ans, un Groupe bilatéral sur les aires marines protégées a été créé entre les deux paliers de gouvernement afin de dénouer l’impasse face à ces deux projets et orienter l’ensemble de la planification de la protection des milieux marins au Québec. Malgré deux années de discussions, nous attendons toujours en vain des résultats concrets », affirme Hervé Jodoin. Pendant que nos représentants gouvernementaux tergiversent sur la question, les menaces qui pèsent sur nos environnements marins ne cessent de s’amplifier. Il faut stopper la perte de la biodiversité et atteindre dans les meilleurs délais les objectifs de conservation que le Québec s’est fixé dans son Plan d’action stratégique sur les aires protégées, à savoir protéger au moins 8% des milieux marins du territoire québécois. Il est urgent de passer à l’action et de jeter les bases d’un véritable réseau d’aires marines protégées, tant dans le l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent que dans les eaux côtières du Nord québécois.
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La Société pour la nature et les parcs du Canada (SNAP )

Choisie par la Fondation Tides Canada comme l’une des 10 meilleures ONG au Canada en 2007, la Société pour la nature et les parcs du Canada (SNAP) est un organisme à but non lucratif fondé en 1963 par des citoyens qui avaient à coeur la sauvegarde de notre nature sauvage.

Pour information :
Sophie Paradis
Coordonnatrice aux communications
SNAP Québec
514 603-7627